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De Gaulle au présent…

De Gaulle au présentA une époque où la Providence semble avoir déserté le monde, les Français n’attendent plus, comme si souvent dans l’histoire, l’homme providentiel duquel viendrait le salut.

Mais ils espèrent, consciemment ou non, qu’apparaisse sur la scène, l’homme d’Etat dans lequel ils pourraient placer leur confiance.
Qu’est-ce qu’un homme d’Etat ? Le contraire d’un politicien dont tous les actes et toutes les pensées ne sont orientés que vers le seul but de gagner les élections ? Le contraire de l’ambitieux qui ne veut le pouvoir que pour le pouvoir, fut-il dérisoire dès lors qu’il n’est inspiré par aucun grand dessein, animé d’aucun idéal ? Sans doute les deux, mais pas seulement.

L’histoire du Gaullisme, ce qu’a exprimé, écrit et accompli le Général de Gaulle, nous en dit quelque chose de plus grand, de plus élevé.
D’abord d’un point de vue moral – « Pour un homme qui s’est donné la charge de conduire la France depuis le désastre et la servitude jusqu’à la victoire et à la liberté, il n’y a pas d’autre récompense acceptable que d’y avoir réussi » (Lettre à Léon Blum, chef du gouvernement provisoire, janvier 1947) – mais aussi politique
- « le génie du politicien, c’est de contourner l’obstacle » (André Malraux, discours au Palais des Sports de Paris, 15 décembre 1965) – le Général de Gaulle ne chercha jamais à contourner les obstacles réels : en toutes circonstances, il fit face.

Ce recueil n’a d’autre ambition que de rappeler ce que la fermeté de caractère de l’homme d’Etat peut accomplir lorsque la civilisation traverse l’une des crises qui, périodiquement, en ébranle les fondements.

A chacun d’en tirer pour lui-même des leçons pour le présent.

Textes choisis et présentés par Henri Guaino avec la Fondation Charles de Gaulle.

Camus au Panthéon : Discours imaginaire

Camus« Lecteur qui ouvrez ce livre, sachez que vous n’y rencontrerez pas le Camus le plus vrai, le plus authentique mais seulement celui que j’aime. Car je l’aime comme chacun de nous aime, c’est-à-dire à ma façon qui est une façon forcément particulière.

Acteur d’une histoire que les générations d’aujourd’hui ont déjà du mal à fixer dans leur mémoire, comment se fait-il que les questions que Camus pose paraissent nous concerner autant, sinon parce qu’il a su tirer de ce qu’il a vécu, de ce qu’il a ressenti au milieu des épreuves les plus dures de la vie une leçon de vérité plus forte que les mensonges de l’idéologie ?

Peut-être est-il aussi celui qui a le mieux traduit en mots et en actes ce que la France a en elle de plus beau et de plus noble, et qui la fait aimer. »



H. G.

Mariage : Monsieur le Président, donnez la parole aux Français !

guaino livre mariageMonsieur le Président,

Je vous écris à propos de votre projet d’ouvrir le mariage aux couples de même sexe. Je le fais avec gravité parce que le sujet est grave. Quand les Français se déchirent, quand les Français s’affrontent, c’est de vous que chacun attend la parole, le geste qui les réconciliera. Votre projet touche à des choses très profondes, à la famille, à la filiation, aux enfants… Il ébranle la conscience de millions de Français. S’il est adopté, aucun retour en arrière ne sera possible. Le Parlement ne peut pas décider seul sur un tel sujet. 

Monsieur le Président, répondez à ces millions de Français qui ne vous demandent qu’un peu de considération, un peu de respect, un peu de démocratie, un peu de République.

Donnez-leur la parole. C’est votre devoir.

Donnez la parole à tous les Français et vous vous grandirez.

HENRI GUAINO

 

Dans les kiosques et les points presse dès le samedi 26 janvier 2013. Demandez-le à votre marchand de journaux.                    Le manifeste pour le référendum…Pour mieux comprendre et pour vous aider à convaincre.

Aux éditions de l’Union

45 pages – 5 €

La nuit et le jour

livre henri guaino nuit jour« Vous savez pourquoi ils l’ont tant détesté ? Parce qu’il voulait gouverner. Tous ceux qui avaient pris l’habitude de ne plus être gouvernés, de vivre entre eux, avec leurs petits arrangements, leurs petits privilèges, tous ceux-là l’ont détesté. Vous savez, le Sarkozy que j’ai côtoyé pendant cinq ans à l’ Elysée ne ressemblait pas du tout à la caricature que ses adversaires en ont fait.

Dans la nuit tiède, sous le ciel étoilé, je revoyais nos conversations nocturnes quand, parfois, après le dîner, il venait me rendre visite dans mon bureau alors que j’écrivais. C’étaient des moments privilégiés, sans ces jeux de rôle qui sont inévitables lorsqu’il y a plus de deux personnes en présence. Quand il quittait mon bureau, je me remettais à écrire jusqu’au matin. Ah, toutes ces nuits d’insomnie consacrées au long combat toujours recommencé des mots et des idées ! »

H. G.